Le festival
Pourquoi “Yallah Zouz” ?
Yallah signifie « allons-y » en arabe.
Zouz renvoie au mouvement. En hébreu moderne, le verbe לזוז (lazouz) signifie bouger, se déplacer, se mettre en mouvement. En hébreu ancien, le « zouz » désignait également une unité monétaire, une petite pièce en circulation.
Le nom évoque ainsi le déplacement, la dynamique, la mise en relation. Il porte la mémoire de langues qui coexistaient — arabe, hébreu, amazigh, ladino, français — et rappelle que les identités se construisent dans la circulation, les échanges et les passages plutôt que dans l’isolement.
Un projet né d’un besoin
Les histoires juives, arabes et amazighes sont profondément entremêlées — en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Europe. Pourtant, ces héritages partagés sont souvent invisibilisés, simplifiés ou instrumentalisés.
Yallah Zouz part d’un constat : lorsque les espaces de dialogue se raréfient, les identités se rigidifient.
Le festival propose un cadre structuré pour penser les appartenances multiples, les mémoires croisées et les formes contemporaines de coexistence.
Le projet est né d’un travail collectif mené par un comité de pilotage. Il s’inscrit dans une démarche qui cherche à faire dialoguer savoirs académiques, expériences vécues et expressions artistiques.
À travers cette initiative, le festival souhaite contribuer à rouvrir des conversations devenues difficiles, en créant un espace où les héritages partagés peuvent être interrogés, discutés et transmis.
A la croisée des disciplines
La journée réunira chercheurs, artistes, écrivains et acteurs culturels. Tables rondes, rencontres et interventions seront pensées comme les composantes d’une programmation cohérente.
L’ambition est double : favoriser des dialogues transversaux et donner à entendre des récits complexes, nuancés, incarnés. Chaque prise de parole s’inscrit dans une réflexion plus large sur les transmissions, les conflits de mémoire et les responsabilités contemporaines.
La programmation est conçue en collaboration avec plusieurs partenaires académiques et culturels — notamment l’Université libre de Bruxelles (ULB), des collectifs bruxellois, ainsi que des artistes et intervenants issus de différents horizons.
Les éditions du festival
2026
La première édition du festival Yallah Zouz se tiendra le 30 mai 2026 à La Tricoterie à Bruxelles.
La journée proposera conférences, rencontres et interventions artistiques autour des relations entre Juifs, Arabes et Amazighs.
Les prochaines éditions du festival viendront enrichir cette page, qui accueillera progressivement les archives des rencontres et des interventions.
