Pourquoi “Yallah Zouz” ?

Yallah signifie « allons-y » en arabe.

Zouz évoque le mouvement. En hébreu moderne, le verbe לזוז (lazouz) signifie bouger, se déplacer, se mettre en mouvement. En hébreu ancien, le « zouz » désignait également une petite pièce en circulation.

Le nom porte ainsi l'idée du déplacement, de la rencontre et de la circulation. Il fait écho à des langues qui ont longtemps coexisté — arabe, hébreu, amazigh, ladino, français — et rappelle que les identités se construisent souvent dans les échanges, les passages et les métissages.

Un collectif né d’un besoin

Les histoires juives, arabes et amazighes sont profondément entremêlées. Des villes comme Tunis, Alger, Fès, Casablanca, Tétouan ou Sousse ont vu se côtoyer pendant des siècles des populations aux langues, aux cultures et aux croyances diverses.

Aujourd'hui encore, ces héritages continuent de vivre à travers des récits familiaux, des musiques, des cuisines, des langues, des souvenirs et des pratiques culturelles. Pourtant, ils restent souvent méconnus, fragmentés ou réduits à des lectures simplifiées.

Yallah Zouz est né du désir de faire vivre ces mémoires partagées et de créer des espaces où elles peuvent être racontées, transmises et réinventées.

Nous rassemblons des personnes issues d'horizons différents — artistes, chercheur·euses, musicien·nes, conteur·euses, citoyen·nes, héritier·ères de ces histoires multiples — autour d'une conviction simple : nos récits sont plus riches lorsqu'ils se rencontrent.

Un espace de création et de transmission

Yallah Zouz est un collectif culturel qui imagine des moments de rencontre entre mémoires, cultures et générations.

Nos projets peuvent prendre des formes diverses : festivals, expositions, conférences, projections, ateliers, chorales, publications, collectes de récits ou créations artistiques.

Nous croyons à la force des histoires incarnées, à la richesse des appartenances multiples et à la capacité de la culture à ouvrir des espaces de dialogue là où les conversations semblent parfois devenues difficiles.

Une aventure collective

Le premier festival Yallah Zouz, organisé le 30 mai 2026 à Bruxelles, a réuni plusieurs centaines de personnes autour de conférences, de projections, d'expositions, de concerts et de rencontres.

Cette journée a confirmé l'existence d'un besoin et d'un désir de poursuivre le chemin.

Aujourd'hui, Yallah Zouz continue son mouvement.

Nous souhaitons faire vivre tout au long de l'année un espace ouvert où les mémoires judéo-arabes-amazighes peuvent se rencontrer, se raconter et dialoguer avec le présent.

Car bouger, ce n'est pas seulement se déplacer.

C'est aussi se laisser transformer par la rencontre.